25 novembre 2025
Alors que le secteur des produits à base de plantes continue de croître, certains régulateurs cherchent à établir des paramètres plus stricts à ce sujet. En octobre, le Parlement européen a présenté une proposition, connue sous le nom d’Amendement 645, visant à interdire l’utilisation de noms liés à la viande dans l’étiquetage des produits d’origine végétale.
Les mots interdits incluent burger, steak, saucisse, poulet et blanc d’œufs, entre autres. L’UE a déjà interdit l’utilisation de noms laitiers tels que lait et fromage sur des produits d’origine végétale. Cependant, l’interdiction des noms liés à la viande bénéficie de niveaux de soutien variables selon les trois organismes gouvernementaux de l’UE. La position de négociation du Conseil européen n’inclut aucune interdiction, tandis que la Commission européenne a adopté une position plus restrictive qui ne limiterait que des conditions comme le poulet et le filet mignon.
La vision d’ensemble
Les restrictions proposées font partie d’un ensemble de réformes plus vaste visant à simplifier les règles de la politique agricole commune (PAC) de l’UE. La PAC a été créée en 1962 pour « aider les agriculteurs à gagner décemment leur vie, assurer la sécurité alimentaire dans l’UE et maintenir les zones rurales tout en contribuant à la lutte contre les changements climatiques. »
La PAC apporte un soutien aux agriculteurs de trois manières principales : paiements directs pour assurer la stabilité des revenus, mesures de marché pour protéger le secteur agricole de l’UE contre les crises de marché, et mesures de développement rural pour répondre aux besoins spécifiques de ces régions. À la suite des manifestations des agriculteurs à travers l’Europe, la Commission a présenté une proposition de modification des règles de la PAC en mars 2024.
Les agriculteurs étaient particulièrement préoccupés par la hausse des coûts et la pression financière, la menace que des distributeurs et détaillants puissants leur imposent des conditions d’affaires déloyales, ainsi que des importations bon marché provenant de pays hors de l’UE qui assoulèvent leurs prix. L’UE a déjà adopté un plan de simplification en juillet 2024, qui a réduit certaines exigences de protection de l’environnement et supprimé les contrôles et sanctions pour les petites exploitations.
Les autorités européennes envisagent maintenant une deuxième série de réformes des règles de la PAC proposées par la Commission européenne en mai 2025. Cela inclut plus de flexibilité quant aux exigences environnementales, des paiements simplifiés pour les petites et moyennes exploitations, des procédures plus simples pour les fermes biologiques et les exploitations touchées par les changements climatiques et les conditions météorologiques extrêmes, ainsi que moins de paperasse pour les autorités nationales.
Le Parlement européen a adopté sa position de négociation en octobre et va maintenant entamer des discussions en procès avec le Conseil européen et la Commission. En plus des réformes des règles de la PAC, il est probable qu’il y ait beaucoup de discussions sur le financement de la PAC, qui fait face à un budget à long terme réduit.
En regardant vers l’avenir
Le paquet de simplification, s’il est adopté, fera de grands progrès pour réduire la bureaucratie à laquelle les agriculteurs de l’UE doivent faire face en vertu des règles de la PAC. Cependant, si l’amendement 645 progresse, cela introduira un fardeau supplémentaire de conformité pour les producteurs et les détaillants.
L’amendement 645 a un avenir incertain, avec un soutien fragile du Conseil et de la Commission et une forte opposition des environnementalistes. Il convient de garder à l’esprit que le Parlement européen avait déjà rejeté une interdiction similaire en 2020 — bien que la dynamique politique ait changé après les manifestations des agriculteurs en 2024.
Les agriculteurs, les fabricants alimentaires et les détaillants devraient surveiller de près les mises à jour entourant le paquet de simplification et l’interdiction proposée des noms liés à la viande. Les règlements finaux pourraient avoir des impacts importants sur le secteur alimentaire.
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Mots-clés : Agriculture Nourriture Alimentation et boissons
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