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Par Andy McCallum, vice-président, Catastrophes et inondations, Sedgwick

La gestion des catastrophes a toujours exigé de la rapidité. Aujourd'hui, elle exige également de la précision.

Un événement météorologique majeur peut rapidement prendre une autre tournure. Des routes sont fermées, des coupures d’électricité surviennent et les conditions d’accès évoluent à mesure que les demandes d’indemnisation commencent à affluer dans la zone touchée. Parallèlement, les ressources qualifiées en matière d’ expertise s sont limitées, ce qui rend d’autant plus important de savoir où l’on a besoin de personnel, quand celui-ci doit se déplacer et à quelles conditions il est susceptible d’être confronté.

Auparavant, la réponse consistait souvent à mobiliser le plus de ressources possible dans la zone sinistrée et à régler les détails une fois sur place. Aujourd’hui, les équipes chargées de la gestion des biens adoptent une approche plus réfléchie en s’appuyant sur les informations disponibles avant, pendant et après un sinistre pour orienter leur prise de décision. Le cadre décisionnel CAT de Sedgwick reflète cette évolution, passant d’une approche « priorité aux effectifs » à une approche « priorité à l’information », et la cartographie SIG fait désormais partie intégrante de cette évolution.

Au-delà des prévisions : comprendre l'impact opérationnel

Une prévision nous indique la trajectoire prévue d'une tempête, mais ce n'est qu'un début pour les organismes chargés de la gestion des sinistres. La cartographie SIG permet de replacer les données météorologiques dans un contexte géographique, en les associant à des informations pertinentes sur le plan opérationnel, telles que l'impact potentiel des vents ou des inondations, la concentration de la population et des infrastructures, les fermetures de routes, les conditions d'accès et l'emplacement des ressources.

Le recoupement de ces données aide les équipes à comprendre les implications concrètes d'un événement sur le terrain. Avant qu'un événement ne se produise, les équipes peuvent évaluer où les répercussions risquent de se concentrer et où les ressources pourraient être déployées. À mesure que la situation évolue, cette analyse peut être mise à jour pour tenir compte des changements en matière d'accès, d'infrastructures et des déclarations de sinistres reçues.

La technologie permet d'organiser une quantité considérable d'informations pour en faire des éléments sur lesquels les dirigeants peuvent s'appuyer pour agir, tandis que le jugement humain reste au cœur des décisions opérationnelles et de sécurité.

En savoir plus sur la gestion des catastrophes

À mesure que les conditions météorologiques deviennent de plus en plus imprévisibles, les stratégies de préparation et d'intervention doivent évoluer en conséquence. Découvrez plus en détail le point de vue d'Andy sur la volatilité climatique dans notre rapport « Loss expertise Insights » de 2026.

Accéder au rapport →

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Traduire les informations sur l'ouragan Lala en mesures concrètes

L'ouragan Lala illustre parfaitement comment cette visibilité peut faciliter les interventions en cas de catastrophe.

Les événements survenant sur des îles posent des défis logistiques particuliers, car les équipes ne peuvent pas simplement acheminer par la route des ressources et des fournitures supplémentaires vers la zone touchée. À l’instar de Lala, Sedgwick a également dû tenir compte des fermetures de routes, des infrastructures électriques endommagées et des zones dont l’accès est limité.

En combinant la cartographie SIG avec les données météorologiques et les renseignements opérationnels, l’équipe a acquis une vision plus complète des conditions sur l’île de Hawaï et s’est appuyée sur ces informations pour déterminer où déployer ses ressources de manière sûre et efficace. Le personnel de Sedgwick était en place dans les huit heures qui ont suivi la réouverture des aéroports.

Cette analyse a également permis à l'équipe d'aller au-delà de la trajectoire de la tempête en tenant compte non seulement des conditions météorologiques, mais aussi de la concentration de la population et des zones susceptibles d'être touchées. Hilo et Kona se sont imposées comme des zones d'intervention prioritaires, tandis que les difficultés d'accès ont eu une incidence sur la manière dont les ressources pouvaient être déployées sur l'île.

Ce contexte géographique peut avoir une incidence opérationnelle significative. Deux lieux peuvent sembler proches sur une carte classique, mais une Clôture du dossier de la circulation ou une perturbation des infrastructures peut modifier considérablement le temps nécessaire à un expert en sinistres pour se rendre sur le lieu du sinistre. Les capacités de cartographie SIG de Sedgwick peuvent aider les équipes à tenir compte de ces réalités lorsqu’elles déterminent la meilleure façon d’accéder aux zones touchées.

Pourquoi un déploiement plus précis est-il essentiel dans le cadre d'une intervention en cas de catastrophe ?

La capacité à mieux cerner la situation modifie également la manière dont les moyens d'intervention en cas de catastrophe peuvent être mobilisés.

L'envoi d'un grand nombre d'experts s sur les lieux d'un événement avant même d'en avoir cerné les besoins peut entraîner des coûts inutiles, laisser certaines ressources sans travail suffisant et exposer les personnes à des zones où les conditions d'accès ou de sécurité restent incertaines. Une approche plus précise consiste à s'appuyer sur les informations actualisées relatives à l'événement pour déterminer où déployer les ressources, à quel moment elles doivent se déplacer et quelles compétences pourraient être nécessaires.

Le cadre CAT de Sedgwick est conçu pour rester flexible à mesure que la situation évolue et que les déclarations de sinistres affluent. Cela peut impliquer de trouver un équilibre entre la demande prévue et les contraintes logistiques, de mobiliser des ressources sur le terrain dès que les conditions d'accès s'améliorent et d'adapter l'expertise spécialisée aux besoins émergents.

Pour Lala, cela s'est traduit par une analyse plus fine de la situation afin d'orienter l'experts , plutôt que de déployer des ressources à grande échelle pour ensuite répartir les missions. Cela a également permis à Sedgwick de garantir la sécurité des professionnels se rendant dans la zone sinistrée, tout en offrant aux clients une meilleure visibilité sur le déroulement de l'intervention.

Utiliser la cartographie SIG pour prendre de meilleures décisions tout au long du cycle de vie des CAT

La véritable valeur de la cartographie SIG ne réside pas uniquement dans la carte elle-même. Elle réside dans la manière dont les informations géographiques peuvent aider à répondre à des questions concrètes : où se concentrent les impacts, où les équipes peuvent-elles accéder en toute sécurité, quelles compétences peuvent être nécessaires et comment ces priorités évoluent-elles ?

Cette approche présente également un intérêt au-delà des ouragans majeurs. Les équipes de Sedgwick rassemblent des informations sur toute une série de phénomènes météorologiques, allant du vent et de la grêle aux inondations et aux feux de forêt, afin que ces données météorologiques pertinentes puissent faciliter la gestion quotidienne des biens immobiliers ainsi que la gestion des événements catastrophiques de grande ampleur.

La gestion des catastrophes comportera toujours une part d'incertitude, mais une meilleure visibilité peut permettre de mieux la maîtriser. En replaçant les données météorologiques et les informations opérationnelles dans leur contexte géographique, les équipes chargées de la gestion des biens immobiliers peuvent prendre des décisions plus éclairées tout au long d'un événement et s'adapter à l'évolution de la situation.

Quand chaque heure compte, l'avantage ne réside pas simplement dans le fait de disposer de plus d'informations. Il s'agit de savoir quoi en faire.