Le marché vétérinaire américain est en plein essor, en partie grâce à la popularité croissante de l'adoption d'animaux (et, par conséquent, à l'utilisation plus répandue de l'assurance pour animaux de compagnie et aux dépenses consacrées au bien-être des animaux).

Selon Grand View Research, le marché américain des soins vétérinaires était évalué à un peu plus de 11 milliards de dollars en 2021. Si le secteur continue de croître comme prévu, à un taux de croissance annuel composé de 8,7 %, le marché atteindra alors 23,3 milliards de dollars d'ici 2030. Parallèlement, la médecine vétérinaire est à l'aube d'une révolution technologique. La croissance spectaculaire du secteur et les technologies émergentes auront des implications pour les assureurs immobiliers.

Équipements médicaux indispensables pour les cliniques et hôpitaux vétérinaires modernes

Plusieurs technologies sont actuellement utilisées dans les cliniques et hôpitaux vétérinaires établis. Ces technologies ne diffèrent pas beaucoup de celles utilisées pour les soins humains. D'autres technologies en cours de développement pourraient transformer l'avenir des soins aux animaux de compagnie. Indépendamment de l'âge ou de l'utilisation d'une technologie, il existe des risques notables associés aux équipements électroniques et électriques.

Il existe une liste d'équipements « indispensables » que l'on trouve dans toutes les cliniques et hôpitaux vétérinaires modernes d'aujourd'hui : chariots d'anesthésie, systèmes de télémétrie pour patients, autoclaves et stérilisateurs, échographes, arceaux chirurgicaux (fluoroscopie), scanners de tomographie assistée par ordinateur (CT), imagerie par résonance magnétique (IRM) et défibrillateurs, entre autres. Ces outils essentiels au quotidien sont comparables à ceux que l'on trouve dans les établissements médicaux humains, et dans les deux cas, les équipements ne fonctionnent pas toujours comme prévu. Il existe toutefois une distinction importante : contrairement aux équipements médicaux humains, la Food and Drug Administration (FDA) n'exige pas la soumission d'un 510(k) (avis préalable de 90 jours concernant l'intention de commercialiser), d'une autorisation préalable à la commercialisation ou d'une pré-approbation pour les dispositifs destinés à un usage animal.

Technologies révolutionnaires

De nombreuses technologies vétérinaires révolutionnaires sont similaires à celles qui font sensation dans le domaine des soins médicaux destinés aux humains. La télémédecine, par exemple, qui consiste à établir un diagnostic et à prodiguer des soins à distance par téléphone ou par chat vidéo, permet aux vétérinaires de surveiller fréquemment leurs patients, de leur prodiguer des soins en temps opportun et de contourner les restrictions liées aux déplacements et aux interactions en face à face. Les appareils portables permettront aux médecins de suivre en continu la santé des animaux, d'obtenir des informations en temps réel et de détecter rapidement les problèmes potentiels. La fabrication additive, également connue sous le nom d'impression 3D, peut s'avérer inestimable dans le traitement de pathologies difficiles ou complexes ; elle permet aux vétérinaires de construire des prothèses et des orthèses sur mesure et de créer un modèle 3D des organes internes d'un animal. Enfin, l'intelligence artificielle (IA) est également utilisée dans le domaine du diagnostic. En analysant de grandes quantités de données, les programmes d'IA peuvent utiliser ces informations pour générer des diagnostics plus rapides et plus précis.

Durée de vie des équipements, facteurs pré-sinistres et risques de catastrophe

La plupart des hôpitaux et des centres d'imagerie achètent des contrats de service auprès d'au moins un fabricant d'équipement d'origine (OEM) pour le service après-garantie de leur équipement de diagnostic. Comme tout autre système, les équipements médicaux peuvent tomber en panne, parfois de manière catastrophique. Selon la Société européenne de radiologie (ESR), les équipements radiologiques ont une durée de vie limitée, ce qui signifie qu'ils sont inévitablement sujets à des pannes ou à une perte de qualité d'image qui finissent par les rendre inutilisables (leur remplacement peut s'avérer indispensable après 10 ans). À mesure que les équipements vieillissent, les coûts d'exploitation augmentent, leur maintenance devient de plus en plus difficile et les risques de défaillance et de panne s'accroissent, ce qui peut entraîner des retards dans les diagnostics/traitements et poser des problèmes de sécurité.

Néanmoins, l'achat d'équipements reconditionnés est courant sur le marché vétérinaire en raison de leur coût attractif par rapport à l'achat de matériel neuf. Dans un secteur qui n'est pas soumis au processus d'autorisation préalable à la mise sur le marché de la FDA, le contrôle de la qualité, de la fonctionnalité et de la maintenance des équipements est souvent effectué dans la mesure du possible. Cela est essentiel lorsqu'on examine l'état de l'équipement avant le sinistre.

Bien que extrêmement rares, les dysfonctionnements des équipements médicaux comportent des risques de catastrophe, tels qu'une explosion, une fuite de gaz ou un incendie. En 2014, par exemple, un autoclave défectueux (un équipement utilisé pour stériliser les instruments) a provoqué un incendie dans une clinique vétérinaire située dans un bâtiment d'un seul étage. L'incendie a entièrement détruit le bâtiment. Dans un autre cas, un portique d'IRM a explosé dans une clinique vétérinaire alors que trois techniciens étaient en train de démonter l'appareil. Et en 2021, les pompiers sont intervenus dans une clinique vétérinaire pour une situation dangereuse après une fuite de gaz utilisé pour stériliser le matériel chirurgical. Les bouteilles d'oxygène peuvent également provoquer des incendies ou des explosions si l'équipement est mal utilisé ou en cas de fuite.

Considérations relatives aux pertes

Les évaluations des équipements après sinistre dans les cliniques vétérinaires sont presque identiques à celles effectuées dans les établissements médicaux pour les humains. Selon le scénario, certains équipements peuvent être restaurés, tandis que dans d'autres cas, le coût de la restauration peut être égal ou supérieur à celui du remplacement. Quel que soit le risque, il convient de faire appel à des ingénieurs expérimentés pour recommander des moyens d'atténuer l'interruption des activités et aider le vétérinaire à restaurer ses équipements dans leur état d'avant le sinistre.

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