25 octobre 2023
Le secteur de l'assurance maritime est une activité plutôt traditionnelle ; nous ne sommes pas vraiment connus pour être les premiers à adopter les innovations. Malgré cette tendance à s'adapter lentement au changement, deux facteurs poussent le secteur à commencer à penser et à fonctionner différemment.
La première est la fuite des talents. De nombreux experts maritimes chevronnés dans le secteur atteignent l'âge de la retraite, et les efforts visant à attirer les jeunes dans ce domaine ne parviennent pas à répondre à la demande. La deuxième est l'accent mis par les assureurs et les entreprises sur la réduction de leur empreinte carbone dans le cadre d'efforts plus larges en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG). Ce blog explorera comment ces tendances poussent le secteur maritime à aborder les sinistres sous un angle nouveau.
Récupération ou élimination
Lorsque des marchandises sont endommagées ou compromises, la plupart des entreprises ont pour première réaction de récupérer leur perte financière, puis de se débarrasser des marchandises de la manière la plus sûre et la plus rentable possible. Lentement mais sûrement, les choses changent à cet égard. Les assureurs et les entreprises accordent désormais davantage d'importance à l'impact de cette élimination sur la planète Terre. De plus en plus, nos clients posent des questions telles que celles-ci afin de réduire au minimum les déchets :
- Si l'envoi n'est pas totalement perdu, les marchandises endommagées peuvent-elles être séparées des marchandises intactes et utilisables ?
- Une partie de la cargaison endommagée peut-elle être réparée ou vendue à prix réduit ?
- Si seul l'emballage est endommagé, les marchandises peuvent-elles être réemballées et l'emballage inutilisable peut-il être recyclé ou réutilisé ?
À titre d'exemple de ce type d'engagement environnemental, l'un de nos clients du secteur maritime, un fabricant mondial d'équipements médicaux, jetait auparavant les caisses en aluminium dans lesquelles bon nombre de ses appareils étaient expédiés, mais s'est désormais engagé à les collecter afin qu'elles puissent être réutilisées ou recyclées. Des approches similaires axées sur l'environnement peuvent être adoptées en cas de réclamations relatives au fret.
L'efficacité grâce à la technologie
Le secteur maritime connaît une pénurie de talents. Fauteexperts d'inspecteurs en nombre suffisant pour traiter le volume de sinistres, les assureurs et les prestataires de services cherchent des moyens d'améliorer leur efficacité. Les innovations technologiques jouent ici un rôle majeur.
L'une de ces tactiques consiste à raccourcir les rapports expertsen incluant des clips vidéo à la place de descriptions plus détaillées. Les professionnels du secteur maritime utilisent aujourd'hui les images enregistrées par les caméras de sécurité à 360 degrés des entrepôts, ainsi que celles prises par des drones utilisés pour inspecter les incidents à grande échelle. De plus, beaucoup se tournent vers expertise à distance afin de passer moins de temps à se rendre sur les lieux des sinistres et de consacrer davantage de temps à d'autrestâches. Autre avantage : la réduction experts permet de réduire l'empreinte carbone des sinistres.
Le secteur se tourne également vers les plateformes technologiques modernes pour améliorer ses processus. Une gestion efficace des documents tout au long du processus de traitement des sinistres permet aux experts de gagner du temps experts offre aux assurés une meilleure expérience client. Les assureurs envisagent également d'automatiser le traitement des sinistres inférieurs à certains seuils ou d'automatiser certaines étapes du processus (commeindiqué précédemmentsur le blog). La technologie jouant un rôle de plus en plus important dans le traitement des sinistres maritimes, de nombreux assureurs se tournent versdes partenaires de service de premier plan disposant de systèmes performants pour compléter leurs propres offres technologiques internes et gagner en efficacité.
Une vision pour l'avenir
L'assurance maritime reste fermement ancrée dans les approches traditionnelles, mais nous observons ces signes de changement, parmi d'autres. Pour suivre le rythme d'un monde en rapide évolution, notre secteur aurait tout intérêt à être moins réactif et plus proactif. Pour y parvenir, une solution consiste à établir des liens entre l'expertise maritime et la multitude de données en temps réel disponibles aujourd'hui sur la chaîne d'approvisionnement.
Les navires de marchandises du monde entier peuvent désormais être suivis, depuis leur point de chargement jusqu'à leur destination. Imaginez les possibilités qui s'offriront à nous lorsque les conteneurs intelligents seront mis en service dans un avenir proche ! Si les experts maritimes peuvent exploiter ces informations, cela nous permettra de mieux surveiller les marchandises à haut risque, de détecter plus rapidement les incidentsde vol, de prévoir plus efficacement les pertes et de transférer les réclamations relatives aux marchandises et aux machines vers les polices d'assurance responsabilité civile applicables. L'accès à ce type dedonnéesen temps réel permettrait aux experts maritimes de traiter les réclamations dès le premier instant de la perte et d'atténuer les risques pour nos précieux clients. Dans cinq ans, l'expertise, les rapports et les attentes des transporteurs pourraient être très différents de ce qu'ils sont aujourd'hui.
J'ai bon espoir que ces possibilités deviendront réalité. D'ici là, l'équipe d'experts de Sedgwick est là pour observer les tendances, partager des idées, offrir son soutien, écouter les courtiers et les souscripteurs, vous faire profiter du meilleur de nos ressources mondiales et locales, etimaginer ce que l'avenir réserveau monde de l'assurance maritime.
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