Par Gary Gardner, BA CIP, vice-président principal, ventes nationales

Alors que nous donnons le coup d'envoi de la conférence RIMS Canada, nous avons l'occasion de réfléchir aux principales tendances en matière de sinistres. Mais ces opportunités s'accompagnent de défis pour de nombreuses entreprises.

Comprendre les enjeux peut aider les organisations à fonctionner de manière plus efficace et efficiente à l'avenir. Alors, allons-y.

Pressions sur les primes

Le premier défi, et le plus redoutable, auquel sont actuellement confrontées les entreprises canadiennes est le durcissement du marché de l'assurance. Les entreprises voient les primes augmenter à des degrés divers dans tous les secteurs d'activité. Cela a entraîné l'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché. En outre, nous constatons que les entreprises évaluent leurs programmes de financement des risques existants en vue de se tourner vers des programmes de gestion des risques alternatifs. À l'approche du renouvellement de leurs contrats, les entreprises envisagent d'augmenter leurs franchises ou leurs retenues auto-assurées existantes afin de réaliser des économies. Par ailleurs, on observe un intérêt croissant pour les programmes captifs, qui permettent de stabiliser les coûts à long terme et d'exercer un meilleur contrôle sur les décisions en matière de gestion des risques.

Du point de vue des sinistres, cela signifie que de nombreuses organisations qui n'ont jamais travaillé avec un administrateur tiers ou qui n'ont jamais eu besoin de gérer leur propre portefeuille de sinistres commencent désormais à s'intéresser à ces services et capacités. À l'heure où les organisations sont soumises à des pressions sur les coûts des primes, elles sont désireuses de trouver des moyens de rationaliser le processus. Il est essentiel de s'assurer les services d'un partenaire qui a établi des relations avec les principaux acteurs du marché commercial.

Connaissances et expérience

Le deuxième défi auquel font face de nombreuses organisations canadiennes est le besoin de services et d'expertise spécialisés. Qu'elles soient confrontées à la gestion d'une grande flotte, d'un vaste portefeuille immobilier ou d'un risque élevé d'accidents, elles ont besoin d'expertise pour faire face à toute une série d'incidents liés aux risques. Par exemple, de nombreuses entreprises de camionnage transportent à la fois des marchandises sèches et des liquides sur le vaste réseau routier canadien. Malgré les meilleurs protocoles et pratiques de sécurité, beaucoup ont été confrontées à des collisions ou à des renversements de camions. Cela peut être particulièrement dangereux en cas de déversement de liquides ou de matières dangereuses qui doivent être confinés, ce qui rend indispensable l'accès à des experts en ingénierie spécialisés qui peuvent se rendre sur place en quelques heures.

Les déversements de matières dangereuses ne sont pas les seuls incidents où le temps est un facteur essentiel. Des experts en ingénierie spécialisés peuvent également intervenir dans les bâtiments après un effondrement structurel en fournissant des services d'ingénierie médico-légale. Qu'il s'agisse d'un défaut matériel, d'une faille dans la conception architecturale ou d'un manque d'entretien approprié, ces personnes peuvent déterminer la cause et fournir les informations nécessaires qui influenceront en fin de compte le montant de l'indemnisation.

Pénurie de talents

Le recrutement et la fidélisation des talents constituent un troisième défi pour notre secteur. De nombreux professionnels du sinistre ont été amenés à assumer d'autres fonctions pendant la pandémie de COVID-19, en raison de la baisse du nombre de sinistres. Certains d'entre eux ne sont pas revenus dans le domaine des sinistres. De plus, certains ont quitté notre secteur au cours des 18 derniers mois. Cela pose un problème potentiel de capacité à notre secteur pour l'avenir. De plus, il est parfois difficile d'attirer les jeunes qui commencent tout juste leur recherche d'emploi à envisager la profession de gestionnaire de sinistres comme une carrière épanouissante. Combler cette lacune doit être une priorité.

Pour répondre aux besoins en personnel chargé des sinistres, il faut faire appel à une aide temporaire ou à une solution à plus long terme. Dans certains cas, les professionnels des sinistres peuvent être amenés à travailler directement dans les systèmes des clients, à travailler dans les locaux des clients ou à gérer des secteurs d'activité complets pour leur compte. Qu'il s'agisse d'un gestionnaire de risques ou du vice-président chargé des sinistres d'un assureur, la gestion du volet humain de l'activité est essentielle.

Pendant que vous écoutez les séances de la conférence RIMS Canada, dites-nous quelles stratégies vous semblez possibles pour améliorer la performance de votre organisation en matière de gestion des risques. Ensemble, nous pouvons avoir un impact positif sur l'avenir. Pour en savoir plus sur nos solutions innovantes en matière de sinistres pour les grandes et moyennes entreprises, visitez notresite Web.