Par Julie Ross, directrice du développement commercial international

Le « New Deal » de l'Union européenne, ladirective sur l'application et la modernisation, renforce la protection des droits des consommateurs et actualise les réglementations relatives au commerce électronique et aux contenus numériques.

La directive élargit également la définition de la sécurité des produits afin d'y inclure le marketing trompeur, une transparence accrue et les infractions transfrontalières. Une telle mesure ne peut que conduire à un contrôle plus strict et à de nouvelles infractions susceptibles d'entraîner davantage de rappels.

Les entreprises qui opèrent dans plusieurs États membres doivent être informées des nouvelles réglementations relatives au marketing trompeur. Si une entreprise fabrique des produits légèrement différents destinés à être vendus dans différents États membres, mais les commercialise comme s'il s'agissait du même produit, cela constituera un marketing trompeur, à moins que l'entreprise ne puisse justifier objectivement cette différence. Une telle infraction pourrait entraîner un rappel de produits dans plusieurs États membres, ce qui représente non seulement un défi logistique, mais aussi un coût beaucoup plus élevé.

Accroître la transparence pour les consommateurs

Plusieurs des règles contenues dans la directive visent à remédier au manque de transparence dans le commerce électronique, en imposant aux commerçants de veiller à ce que les consommateurs reçoivent suffisamment d'informations pour confirmer la sécurité d'un produit et l'identité de son fournisseur avant de l'acheter. Ces règles exigent que les commerçants vérifient les mesures raisonnables et proportionnées qu'ils ont prises pour s'assurer que les avis publiés sur leur site sont authentiques. Cette mesure vise à réduire le risque qu'un consommateur achète un produit contrefait ou falsifié qui a été faussement évalué comme étant de grande qualité afin de donner l'illusion d'un produit cinq étoiles. Les places de marché en ligne doivent également informer les consommateurs s'ils achètent un article auprès d'un particulier ou d'une entreprise, ce qui constitue un contrôle supplémentaire visant à garantir que les consommateurs n'achètent pas à leur insu auprès de particuliers qui pourraient être des acteurs malveillants.

Enfin, les commerçants doivent désormais fournir des informations sur les critères utilisés pour classer les produits dans les recherches en ligne, ainsi que divulguer les publicités payantes et indiquer si des paiements ont été effectués pour obtenir un meilleur classement des produits. Si une entreprise ne respecte pas ces critères de transparence, la sécurité de son produit peut être invérifiable. Cela pourrait entraîner un rappel ou la publication d'un avertissement de sécurité à l'intention des consommateurs.

Autres règles importantes susceptibles d'influer sur les résultats financiers d'une entreprise

La directive comprend également de nouvelles règles qui permettent d'imposer des sanctions plus sévères en cas d'infractions transfrontalières. Auparavant, les sanctions dans les États membres variaient considérablement et étaient généralement faibles, même pour les infractions graves. En vertu de la directive, les autorités nationales peuvent désormais infliger une amende pouvant atteindre 4 % du chiffre d'affaires du commerçant, ou jusqu'à 2 millions d'euros lorsque les informations sur le chiffre d'affaires ne sont pas disponibles. En outre, s'inspirant de la tendance des États-Unis à recourir aux recours collectifs, une nouvelle règle donne aux consommateurs le droit à des recours individuels, notamment la résiliation d'un contrat ou l'obtention d'une réduction de prix ou d'une compensation financière.

La date de mise en œuvre étant désormais passée, il n'y a plus beaucoup de marge d'erreur en matière de conformité. Les entreprises doivent suivre de près les autorités nationales et européennes au cours des prochains mois afin de voir comment elles abordent l'application de la directive. En attendant, prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la conformité et effectuer un rappel simulé afin de mettre à jour votre plan de rappel aidera votre entreprise à éviter d'être parmi les premières cibles de l'application de la directive.

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